You are currently viewing La gestion des mégots en entreprise : ce que dit la loi et comment s’y prendre
  • Post category:Blog

Trouvez rapidement la réponse à vos questions :

Après le plastique, les pneus, les piles et batteries, les lampes ou les huiles usagées, on vous propose de vous intéresser à un déchet que l'on croise partout sans vraiment le voir : le mégot de cigarette.

Le mégot, un petit déchet aux gros dégâts

Chaque année en France, entre 20 000 et 25 000 tonnes de mégots sont jetées. Une bonne partie finit sur le trottoir, puis dans les caniveaux, et enfin dans les cours d'eau… Et contrairement à une idée reçue, le filtre n'est pas en coton ! Il est fait d'acétate de cellulose, une matière plastique qui met plus de dix ans à se dégrader dans la nature.

Pourquoi le mégot pose-t-il problème ?

Petit par la taille, grand par la pollution. Quelques chiffres :

Un seul mégot peut polluer jusqu'à 500 litres d'eau

soit environ trois baignoires pleines, selon l'ADEME.

Un filtre usagé contient plusieurs milliers de substances chimiques

dont la nicotine, l'arsenic, le cadmium, le mercure ou encore le plomb, comme le rappelle une réponse ministérielle à l'Assemblée nationale.

Le mégot fait partie des déchets les plus retrouvés sur les plages européennes

d'après les bilans de Surfrider Foundation Europe.

Autant dire qu'un mégot jeté par terre n'est jamais un geste anodin…

Ce que dit la réglementation

Depuis le 1er janvier 2021, la loi AGEC (loi anti-gaspillage pour une économie circulaire) a mis en place une filière à responsabilité élargie du producteur, la fameuse REP, pour les produits du tabac à filtre. Son éco-organisme, ALCOME, agréé en 2021, redistribue les contributions des industriels du tabac aux collectivités pour financer le ramassage des mégots dans l'espace public. La filière soutient aussi les cafés, hôtels et restaurants qui mettent des cendriers à disposition de leurs clients.

Mais attention : cela ne veut pas dire que les mégots produits dans une entreprise sont pris en charge par ce dispositif. Pour les déchets produits ou détenus sur son site, l'entreprise reste responsable de leur gestion, de la collecte jusqu'au traitement final.

Déchet dangereux selon l'INERIS

Et il y a une subtilité : l'INERIS considère les mégots collectés séparément comme des déchets dangereux au sens de la réglementation. Leur gestion demande donc une traçabilité adaptée. Cette rigueur peut aussi nourrir une démarche RSE ou de management environnemental (ISO 14001, EcoVadis…), en apportant des preuves concrètes de prise en charge.

Combien de mégots sur un site d'entreprise ?

Il n'existe pas de ratio universel : tout dépend du nombre de fumeurs, des horaires, de la fréquentation du site et du nombre de zones fumeurs. À titre d'ordre de grandeur, Easy To Change estime qu'un site de 200 personnes génère 50 à 100 kg de mégots par an.

1 sur 2 mégot jeté à la poubelle

Et un cendrier ne suffit pas toujours : dans l'espace public, seul un mégot sur deux est jeté à la poubelle, les autres finissant dans la rue, les voies d'écoulement des eaux usées ou les espaces verts. Ce chiffre ne se transpose pas tel quel à une entreprise, mais il rappelle que l'emplacement des cendriers et l'accompagnement des fumeurs comptent autant que leur nombre.

Comment bien gérer ses mégots ?

Une bonne gestion se fait en trois étapes.

  • 01
    Équiper les zones fumeurs — il faut des cendriers adaptés, en nombre suffisant, placés là où les fumeurs s'arrêtent vraiment (et pas là où on aimerait qu'ils s'arrêtent !). Les modèles dits « étouffoirs » privent la braise d'oxygène et limitent fortement le risque d'incendie. Une signalétique claire aide aussi à faire évoluer les habitudes : c'est souvent elle qui fait la différence entre un cendrier utilisé et un cendrier décoratif.
  • 02
    Collecter régulièrement, et garder la preuve — les cendriers doivent être vidés à un rythme adapté au nombre de fumeurs : toutes les semaines, tous les mois ou à la demande. Chaque collecte est accompagnée d'un Bordereau de Suivi de Déchets (BSD), le document qui permet à l'entreprise de prouver que ses déchets sont bien pris en charge, du producteur jusqu'au traitement final.
  • 03
    Choisir la bonne filière de traitement — deux solutions existent aujourd'hui :
    Le recyclage matière : les filtres sont triés, dépollués, mélangés à de la fibre plastique recyclée, puis thermo-compressés en plaques, qui servent à fabriquer du mobilier urbain (bancs, tables…). C'est la voie à privilégier, mais elle n'est pas accessible partout : tout dépend de la zone desservie.
    La valorisation énergétique : les mégots servent de combustible dans les cimenteries, à la place des énergies fossiles. C'est la solution la moins coûteuse, et celle qui prend le relais là où le recyclage matière n'est pas disponible.
    Dans les deux cas, la traçabilité est la même. Et un mégot qui devient un banc public, avouez que c'est plutôt satisfaisant !

Easy To Change, notre partenaire pour la collecte des mégots

Pour accompagner les entreprises sur ce sujet, clikeco travaille avec Easy To Change, spécialiste de la gestion et du recyclage des mégots en entreprise. Easy To Change s'occupe du diagnostic des zones fumeurs, de l'installation de cendriers fabriqués en France et de la sensibilisation des collaborateurs. Découvrez les différentes étapes de prise en charge, du cendrier jusqu'à la valorisation des mégots.

De notre côté, nos agences assurent la collecte partout en France, avec BSD, pour que chaque mégot finisse dans une filière de traitement française.

Pour l'entreprise, cela veut dire un seul interlocuteur, des abords de site propres et un suivi documenté qu'on peut reprendre directement dans son reporting RSE.

Un projet de collecte de mégots ?

Que vous ayez un site ou vingt, nos agences vous accompagnent sur la collecte et la traçabilité de vos mégots.

Contactez l'agence clikeco la plus proche →

Un mégot bien collecté, c'est un mégot qui ne finira ni dans un caniveau ni dans un cours d'eau : lui aussi mérite une vraie filière de recyclage !