You are currently viewing Déchets de mercure : comment les traiter et les éliminer en toute sécurité
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Dans notre précédent article, nous vous avons présenté les dangers du mercure. Et on l’a vu : ce n’est clairement pas le genre de déchet que l’on peut gérer “vite fait, bien fait”.

Lire le précédent article : Mercure : pourquoi ce métal est si dangereux pour la santé et l’environnement

Thermomètres cassés, lampes usagées ou déchets industriels contenant du mercure peuvent encore se retrouver dans des filières inadaptées, le plus souvent par manque d’information ou de solution identifiée.

Avec le mercure, l’improvisation laisse peu de place à l’approximation : sa toxicité et sa réglementation imposent une gestion spécifique.

Alors concrètement, quels sont les déchets concernés ? Quels sont les risques associés ? Et surtout, comment les traiter et les éliminer correctement ?

On vous explique tout, pas à pas.

Trouvez rapidement la réponse à vos questions :

Les types de déchets contenant du mercure

Le mercure ne se présente pas toujours sous la forme d’un petit métal argenté bien identifiable. En réalité, on le retrouve dans de nombreux objets du quotidien, équipements professionnels et parfois là où on ne l’attend pas.

Ancien thermomètre médical avec mercure métallique

Thermomètres, manomètres et baromètres

Ce sont souvent les premiers auxquels on pense.
Les anciens thermomètres médicaux, industriels ou de laboratoire contiennent du mercure métallique. Même chose pour certains manomètres utilisés pour mesurer la pression.

👉 Tant qu’ils sont intacts, le risque reste limité.
👉 En revanche, en cas de casse, le mercure peut se disperser très facilement… et compliquer sérieusement la gestion du déchet.

À savoir : Tant qu'ils sont intacts, le risque reste limité. En revanche, en cas de casse, le mercure peut se disperser très facilement… et compliquer sérieusement la gestion du déchet.

Lampes fluorescentes et néons

Les tubes fluorescents, ampoules basse consommation et néons contiennent de petites quantités de mercure, indispensables à leur fonctionnement.

On parle de faibles doses, mais multipliées par des centaines ou des milliers d’unités, cela devient un vrai sujet de gestion pour les entreprises ou les collectivités.

Équipements électriques et piles anciennes

Certains interrupteurs, relais électriques, capteurs de pression et autres équipements industriels anciens contiennent du mercure dans leurs composants. Idem pour les piles et batteries d’ancienne génération, encore présentes dans certains stocks.

Contexte réglementaire : Le mercure est complètement interdit dans la fabrication des piles bâton depuis 1991 et dans les piles bouton depuis 2015. Cependant, les stocks anciens circulent encore.

Le point commun de tous ces déchets ? Le mercure est présent, discret, mais bien réel, et nécessite une filière adaptée.

Les situations fréquentes dans la gestion des déchets de mercure

Certaines situations se présentent régulièrement souvent sur le terrain, généralement par méconnaissance ou par manque de solution identifiée.

Voici les plus courantes :

Mélanger les déchets de mercure avec d’autres déchets

Un déchet contenant du mercure mélangé à d’autres déchets devient plus difficile à traiter.
Résultat : une gestion plus complexe, plus coûteuse, et parfois des risques supplémentaires en cas de casse ou de manipulation.

Un déchet contenant du mercure mélangé à des déchets classiques, c’est comme mélanger des produits incompatibles sans le savoir : ça complique tout.

Résultat : un déchet ordinaire contaminé par du mercure devient un déchet dangereux. (On vous en parlait déjà dans notre article sur la gestion des déchets dangereux en entreprise !)

Jeter dans les égouts ou les poubelles classiques

Une fois dans les canalisations ou dans les ordures ménagères, il peut :

  • se disperser,
  • contaminer les sols ou les eaux,
  • compliquer fortement la dépollution en aval.

Bref, ce n’est clairement pas la filière prévue pour lui.

Un stockage inadapté

Un thermomètre cassé posé “en attendant” ou une lampe stockée sans protection peut suffire à libérer du mercure, notamment en cas de choc ou de variation de température.

👉 Le stockage, même temporaire, doit être organisé dès le départ.

Le stockage, même temporaire, doit être organisé dès le départ. Des contenants adaptés, un espace bien identifié, une protection contre les chocs.